Je propose cette solution avec un peu de topologie et la fonction à deux variables qui renvoie les cordes de f entre deux points x<y (issue d’un exercice d’oral de Centrale).
On pose A={(x,y)∈I2∣x<y}. On va prouver que A est mieux que connexe par arcs ; il est convexe. En effet, pour (x,y),(z,t)∈A et λ∈[0,1] on a λx+(1−λ)z<λy+(1−λ)t (faire attention à bien faire à part λ=0 et λ=1) et λx+(1−λ)z∈I et λy+(1−λ)t∈I donc λ(x,y)+(1−λ)(z,t)∈A.
On pose alors
g:A(x,y)⟶R⟼y−xf(y)−f(x)qui est continue comme quotient de deux fonctions continues dont le dénominateur ne s’annule pas. On en déduit que J:=g(A) est un connexe par arcs de R donc un intervalle. Par le théorème des accroissements finis ∀(x,y)∈A,∃c∈]x,y[,g(x,y)=f′(c) si bien que J⊂f′(I). Par ailleurs, pour x∈I qui n’est pas la borne supérieure de I on a h→0limg(x,x+h)=f′(x) par définition du nombre dérivé. On en déduit que f′(x) est adhérent à J. Si x est la borne supérieure considérer g(x−h,x). On a alors J⊂f′(I)⊂J. On a alors les inclusions.
J⊆f′(I)⊆J.Soit maintenant x<y∈I et z∈]f′(x),f′(y)[. D’après l’inclusion f′(I)⊆J on a z∈J. Puisque z n’est pas une extrémité de J il est alors dans J donc dans f′(I) d’après l’inégalité J⊆f′(I). Donc f′(I) est un convexe de R donc un intervalle.
Remarque
Il est inutile d’essayer d’obtenir des égalités éventuelles entre J,f′(I) et J. Prendre par exemple f:x↦x3 définie sur I=]−1,1[ pour laquelle on a J=g(A)=]0,3[,f′(I)=[0,3[ et g(A)=[0,3].
No messages yet.