Ivan Shishkin, Rye (1878)

Problems/Real analysisUnreviewed

Théorème de Darboux

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39
Difficulty scaleÉchelle de difficulté

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  1. 1–10First steps / middle schoolPremiers pas / collège
  2. 11–25Beginner / high schoolDébutant / lycée
  3. 26–50Intermediate / undergraduateIntermédiaire / licence
  4. 51–70Advanced / graduateAvancé / master
  5. 71–90Expert / specializedExpert / spécialisé
  6. 91–100Research levelNiveau recherche
These levels are approximate guides.Ces niveaux sont des repères approximatifs.
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Français

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Soit f:I→Rf: I \rightarrow \mathbb{R} une fonction dérivable définie sur un intervalle. Montrer que sa dérivée vérifie le théorème des valeurs intermédiaires : si JJ intervalle, f′(J)f^{\prime}(J) intervalle.

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Solutions

2
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Solution by FiniteField

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Je propose cette solution avec un peu de topologie et la fonction à deux variables qui renvoie les cordes de ff entre deux points x<yx<y (issue d’un exercice d’oral de Centrale).
On pose A={ (x,y)∈I2∣x<y }A=\Set{(x,y)\in I^2\mid x<y}. On va prouver que AA est mieux que connexe par arcs ; il est convexe. En effet, pour (x,y),(z,t)∈A(x,y),(z,t)\in A et λ∈[0,1]\lambda\in[0,1] on a λx+(1−λ)z<λy+(1−λ)t\lambda x+(1-\lambda)z<\lambda y+(1-\lambda)t (faire attention à bien faire à part λ=0\lambda=0 et λ=1\lambda=1) et λx+(1−λ)z∈I\lambda x+(1-\lambda)z\in I et λy+(1−λ)t∈I\lambda y+(1-\lambda)t\in I donc λ(x,y)+(1−λ)(z,t)∈A.\lambda(x,y)+(1-\lambda)(z,t)\in A.
On pose alors
g ⁣:A⟶R(x,y)⟼f(y)−f(x)y−x\begin{array}{rrl}g\colon &A&\longrightarrow \mathbb{R}\\&(x,y)&\longmapsto \dfrac{f(y)-f(x)}{y-x}\end{array}qui est continue comme quotient de deux fonctions continues dont le dénominateur ne s’annule pas. On en déduit que J:=g(A)J:= g(A) est un connexe par arcs de R\mathbb{R} donc un intervalle. Par le théorème des accroissements finis ∀(x,y)∈A,∃c∈]x,y[,g(x,y)=f′(c)\forall (x,y)\in A, \exists c\in \left]x,y\right[, g(x,y)=f'(c) si bien que J⊂f′(I)J\subset f'(I). Par ailleurs, pour x∈Ix\in I qui n’est pas la borne supérieure de II on a lim⁡h→0g(x,x+h)=f′(x)\lim\limits_{h\to 0}g(x,x+h)=f'(x) par définition du nombre dérivé. On en déduit que f′(x)f'(x) est adhérent à JJ. Si xx est la borne supérieure considérer g(x−h,x).g(x-h,x). On a alors J⊂f′(I)⊂J‾.J\subset f'(I)\subset \overline{J}. On a alors les inclusions.
J⊆f′(I)⊆J‾.J\subseteq f'(I)\subseteq \overline{J}.Soit maintenant x<y∈Ix<y\in I et z∈]f′(x),f′(y)[z\in]f'(x),f'(y)[. D’après l’inclusion f′(I)⊆J‾f'(I)\subseteq \overline{J} on a z∈J‾z\in\overline{J}. Puisque zz n’est pas une extrémité de JJ il est alors dans JJ donc dans f′(I)f'(I) d’après l’inégalité J⊆f′(I).J\subseteq f'(I). Donc f′(I)f'(I) est un convexe de R\mathbb{R} donc un intervalle.
Remarque
Il est inutile d’essayer d’obtenir des égalités éventuelles entre J,f′(I)J,f'(I) et J‾\overline{J}. Prendre par exemple f ⁣:x↦x3f\colon x\mapsto x^3 définie sur I=]−1,1[I=]-1,1[ pour laquelle on a J=g(A)=]0,3[,f′(I)=[0,3[J=g(A)=]0,3[,f'(I)=[0,3[ et g(A)‾=[0,3].\overline{g(A)}=[0,3].

Solution by Venus2

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  1. On se ramène à la situation suivante : soient a,b∈I,a<ba,b\in I, a<b tels que f′(a)<0<f′(b)f'(a)<0<f'(b) alors f′f' s’annule sur ]a;b[]a;b[ (il suffit de considérer g:f−txf-tx où f′(a)<t<f′(b)f'(a)<t<f'(b)...ou −g-g).
  2. Supposons que f′f' ne s’annule pas sur I:=[a;b]I:=[a;b] (H). Alors, par le théorème de Rolle, ff est injective sur II. Comme par ailleurs, ff est continue, ff est donc strictement monotone sur II et donc f′f' est de signe constant sur II ce qui contredit f′(a)<0<f′(b)f'(a)<0<f'(b). Conclusion : l’hypothèse (H) est fausse, doncf′f' s’annule sur II, donc f′f' s’annule sur ]a;b[]a;b[ ce qui conclut.
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