Let be a finite-dimensional -vector space, and let and be two subspaces of of the same dimension . Show that there exists a subspace such that
.
Hints
2Hint 1
Open this only if you want a small nudge before looking at the solutions.
Available in Français; this hint has not been translated into the current language yet.
Solutions
3Reveal solutionsAre you sure? Give it a try first.
Commençons par le lemme suivant :
Un espace vectoriel n’est jamais réunion de deux sous-espaces stricts.
Preuve. Supposons . Si alors , et de même dans l’autre sens ; sinon, choisissons et . Le vecteur appartient à . S’il est dans , alors , exclu ; s’il est dans , alors , exclu.
Posons et raisonnons par récurrence descendante sur , c’est-à-dire par récurrence sur la codimension .
Si , alors et convient.
Supposons et le résultat acquis pour toute paire de sous-espaces de dimension . Comme et sont stricts, le lemme fournit un tel que .
Les sous-espaces et sont de dimension . L’hypothèse de récurrence donne un tel que
Posons , somme directe car et . Alors
la somme étant directe puisque , et sont en somme directe dans . Le même calcul vaut pour .
Voici une solution de la dualité. On note la dimension de . On écrit ensuite , où (en effet si ou , il n’y a rien à démonter). On suppose aussi que .
Montrons d’abord le cas où . Dans cette situation, et sont des hyperplans, il existe donc des formes linéaires , telles que et . Comme , il existe deux vecteurs tels que et . Ainsi, le vecteur engendre une droite supplémentaire de et de simultanément, puisque .
Supposons le résultat connu pour . Montrons qu’il est vrai pour . Puisque et sont contenus dans des hyperplans dinstincts et , respectivement, il existe des formes linéaires et telles que et . Par la résolution du cas , il existe un supplémentaire commun à et à qu’on note . On note ensuite et . Comme par hypothèse de récurrence, il existe un supplémentaire commun à er à , qu’on note . Dans ce cas, est un supplémentaire commun de et se . Ceci achève la preuve.
Preuve utilisant le théorème de la base incomplète.
:::
Soit , qui est sous espace vectoriel de et de , et soit une base de . D’après le théorème de la base incomplète, on peut complèter en une base de et de . Alors est une base de et, par le théorème de la base incomplète, on peut la compléter en une base de . (1)
Comme et ont même dimension les cardinaux de leurs bases respectives sont égaux d’où l’on déduit que . Notons alors et puis introduisons et . Alors (2) reste une famille génératrice de de même cardinal que la base (1) donc est une base de .
Comme et sont exactement engendrés par des sous familles disjointes et complémentaires de la même base (2), et sont en somme directe égale à. Même raisonnement avec et , en considérant la base (3)
ce qui achève la preuve.
