This score reflects both the level of the required concepts and the difficulty of the solution.Ce score tient compte à la fois du niveau des notions nécessaires et de la difficulté de la résolution.
1–10First steps / middle schoolPremiers pas / collège
Il est naturel d’utiliser les logarithmes car les nombres binomiaux sont des produits. On calcule d’abord lnLn=ln(k=0∏n(kn))1/(n+1)=n+11k=0∑nln(k!(n−k)!n!)=n+1nln(n!)−n+12k=1∑nln(k!)=k=1∑nln(k)−n+12k=1∑ni=1∑kln(i)=k=1∑n(n+12k−1)lnk.Ceci permet d’écrire ln(LnLn+1)=n+2nln(n+1)−(n+1)(n+2)2k=1∑nklnk.On veut maintenant trouver un encadrement de ∑k=1nklnk. En utilisant une comparaison série-intégrale avec la fonction x↦xlnx, qui est croissante sur [1,+∞), on obtient ∫1nxlnxdx≤k=1∑nklnk≤∫1n+1xlnxdx.Une intégration par parties donne ∫xtlntdt=21x2lnx−41x2. En reportant cette expression dans les inégalités ci-dessus, puis dans l’expression de ln(Ln+1/Ln), on obtient après simplification −n+2ln(n+1)−2(n+1)1≤ln(LnLn+1)−21≤(n+1)(n+2)nln(n+1)+(n+1)(n+2)n2ln(1+1/n)−2(n+2)3.Les deux bornes tendent vers zéro, donc ln(Ln+1/Ln) tend vers 1/2. Ceci prouve que Ln+1/Ln tend vers e1/2.
La limite obtenue à la question précédente, e1/2≈1.649, est proche du nombre d’or ϕ=(1+5)/2≈1.618.
En passant en quotient : ∏k=1nk!∏k=1n(kn)=(∏k=1nk!)2∏k=1nkk et donc ∏k=1n(kn)=∏k=1nk!∏k=1nkk
Equivalent de la moyenne géométrique via Stirling
La formule de Stirling nous dit que n!∼n→+∞(en)n2πn On a la propriété suivante concernant les équivalents d’exponentielles : Soient (un)n∈N,(vn)n∈N∈CN . On a l’équivalence suivante : eun∼n→+∞evn⇔un=vn+o(1) (En effet : eun∼n→+∞evn⇔evneun→1⇔eun−vn→1⇔un−vn→0⇔un=vn+o(1)) Via cette propriété, on a : ln(n!)=nln(n)−n+21ln(n)+21ln(2π)+o(1) (Remarque : c’est ce développement asymptotique qui nous permet de montrer l’équivalent de Stirling, et ce développement est obtenu en étudiant la différence ∑k=1nln(k)−∫1nln(t)dt et grâce aux intégrales de Walis ) Par le théorème de sommation dans les relations asymptotiques (ou bien le lemme de Cesàro qui est un cas particulier) : n1∑k=1nln(k!)=n1∑k=1n(kln(k)−k+21ln(k)+21ln(2π))+o(1)
On simplifie en utilisant ∑k=1nln(k)=ln(∏k=1nk)=ln(n!) , ∑k=1n1=n et ∑k=1nk=2n(n+1) n1∑k=1nln(k!)=n1∑k=1nkln(k)−2n+1+21nln(n!)+21ln(2π)+o(1)
Par les propriétés du logarithme, on reconnait les hyperfactorielles et superfactorielles qui vont ensuite nous servir à exprimer un équivalent de Ln : ln((∏k=1nk!)n1)=ln((∏k=1nkk)n1)−2n+1+ln((n!)2n1)+21ln(2π)+o(1)
On réutilise encore la propriété des équivalents d’exponentielles, ainsi :
(∏k=1nk!)n1∼(∏k=1nkk)n1e−2n+1(n!)2n12π
On simplifie : (n!)2n1=e2n1ln(n!)=e21ln(n)−21+o(1)∼e21ln(n)−21=en
(∏k=1nk!)n1∼(∏k=1nkk)n1e−2ne2πn
Nous avons maintenant l’équivalent de la moyenne géométrique (Ln) : Ln∼2πenen
Calcul de la limite du ratio
LnLn+1∼n+1en+1enn∼e
La limite du ratio est e
Question 2
Nous avons montré à la question précédente que ce rapport valait e, soit approximativement 1.6487. Or le célèbre nombre d’or ϕ=21+5 vaut approximativement 1.618. Deux nombres ayant la même valeur au dixième près. Mieux encore, on peut aussi faire apparaitre le nombre d’or à partir du triangle de Pascal.
Il est connu que le nombre d’or est lié à la suite de Fibonacci que l’on note (Fn). On a en particulier n→+∞limFnFn+1=ϕ
La suite de Fibonacci est elle-même liée au triangle de Pascal. Nous pouvons montrer par récurrecne double, ou bien par double comptage : ∀n∈N,Fn=∑k=0n(k+1n−k).