Soit tel que , . Prouver que .
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Notations
Pour et , on note
la différence finie d’ordre de au point .
Commençons par montrer le lemme suivant :
Si est de classe sur , il existe tel que
.
C’est lethéorème des accroissements finis pour les différences divisées : aux points
équidistants on a , et cette différence
divisée vaut pour un intérieur. (Récurrence sur à partir du
théorème de Rolle appliqué à moins son polynôme d’interpolation.)
Passons à la solution en 4 étapes :
Étape 1 : .
Si , alors , ce qui contredit .
Si , la conclusion est acquise ; on suppose donc désormais .Étape 2 : mise en place.
Posons sur et . Supposons par
l’absurde , de sorte que
Pour tout , les nombres sont entiers, doncÉtape 3 : cette quantité est non nulle et tend vers .
La fonction est de classe sur et
Comme , aucun des facteurs () n’est nul :
posons . Le lemme initial fournit
tel que , d’où d’une part
et d’autre part, puisque et ,Étape 4 : conclusion.
Choisissons assez grand pour que . Alors est un
entier non nul de valeur absolue strictement inférieure à : contradiction.
Donc . Réciproquement, tout convient
évidemment.
Remarque: L’hypothèse « pour tout » peut être considérablement
affaiblie : il suffit que pour dans une progression arithmétique, l’argument des différences finies s’appliquant à
, dont la dérivée -ième est encore en à constante
près.
quelques résultats préliminaires que je ne démontrerai pas.
Résultat. Lien entre dérivations
Soit de classe sur et soit l’opérateur defini par : définie sur , et
Alors puis par récurrence (la régularité de permet d’utiliser Fubini et la dérivation sous le signe intégral) , on a
dans la suite, on suppose non entier et soit alors . On pose définie sur I par . On verifie que sur , que sur donc est strictement déroissante sur , que au voisinage de l’infini. La positivité de l’intégrale et la monotonie de donnent puis que au voisinage de l’infini. On vérifie enfin que, par positivité de l’intégrale, que quel que soit , et que tend vers 0 à l’infini donc son équivalent aussi c’est-à-dire tend vers 0 à l’infini. Il est facile de vérifier que quel que soit , est une suite à valeurs entières. Ainsi c’est une suite d’entiers strictement positifs et qui converge vers 0. Contradiction. Donc l’hypothèse sur est fausse. Par conséquent est entier, ce qui achève la preuve.
